© Gilles Bureau - le Quatrième mur production

Les Si ça va bravo, suite logique des Ca va, cousins germains des Moi je crois pas, en attendant les Tant pis merci pardon, ne sont écrits que pour le plaisir, de l’auteur d’abord, des acteurs ensuite, et celui, éventuel et souhaité, des spectateurs, s’il viennent.


Les dits Si ça va bravo parlent donc essentiellement de moi, des acteurs et des spectateurs. Ils parlent aussi du vide et du trop plein, de la difficulté de vivre heureux et libre, dans ce vide et ce trop plein.


A ce sujet, je jure sur la Bible, la Torah et le Coran, qu’aucune puissance étrangère, financière ou occulte, ne m’a contraint à écrire ces Si ça va bravo qu’on peut jouer dans des grands théâtres ou des petits, avec décor ou sans décor, chez soi ou chez son voisin – quand on la chance d’avoir un chez soi et un voisin -.


On peut jouer les Moi je crois pas dans les salles de 800 places et dans des lieux minuscules style « foyer rural », et on peut jouer les Ca va en classe comme je l’ai vu faire à Privas.

C’est du théâtre tout terrain, pas cher, pour temps de crise bancaire.


C’est du théâtre qui évoque le passé, parle d’aujourd’hui et, qui sait, de demain, pour peu que demain ressemble à aujourd’hui.


Enfin, pour faire court, c’est du théâtre court. Petit format livré en kit, sans mode d’emploi, à monter soi-même deux ou trois.


Pardon ? Comment ?

Je n’ai pas répondu structurellement à la question ? Quelle était la question ? Pourquoi s’obstiner à écrire des Si ça va bravo, après des Ca va, tout en clamant que ça ne va toujours pas ?

Premièrement pour que ça finisse pour aller enfin, deuxièmement parce que j’ai essayé avec des Tant pis merci pardon et que cela s’est avéré assez difficultueux d’aligner plusieurs textes commençant par Tant pis merci pardon. Essayer pour voir. Voilà. Ca va comme ça ?

Comment ? Vous voulez une formule pour aider à la promotion des Si ça va bravo ? Bien volontiers. Disons que Si ça va bravo est une tentative moderne de la réduction de la Comédie Humaine de Balzac pour SMS et Smartphone rédigée virtuellement par un auteur borgne, vulgaire et inculte.


Quoi ?

Ca va pas encore ? Merde alors ! Je déteste rédiger ce genre de texte. Dès qu’on est sincère, ça va pas. Tant pis merci pardon, je vais me mettre à leur rédaction pour profiter de la liberté qui me reste d’écrire ce qui me passe par la tête.Tchao.



Jean-Claude Grumberg

Février 2012